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Télé

  • De peu

    Image Christophe Agou

     

    Si j'avais écouté ma mère, j'aurais fini dans l'Amour est dans le pré, candidate, ou pire, prétendante.
    Ma mère ne souhaitait pas que je fasse des études longues.
    Si je l'avais écoutée, je ne serais pas partie faire mes études. Je ne me serais pas émancipée. Je n'aurais pas acheté mon premier ordi. Puis mon deuxième. Je n'aurais pas passé mon temps sur internet. Je n'aurais pas rencontré mon futur mari par ce biais. Il ne m'aurait pas fait prendre conscience que j'avais une phobie sociale. Je ne me serais pas soignée. Je ne serais pas restée en couple.
    J'aurais vécu à la campagne. Je serais coiffeuse, boulangère ou agricultrice.
    Et je passerais dans l'Amour est dans le pré.
    Et je connaitrais Karine Lemarchand en vrai.
    Et je conduirais un tracteur. Le mien, ou le tracteur de celui dont je serais la prétendante.
    Et je boirais le café tous les jours avec ma mère, ou avec la mère de celui dont je serais la prétendante. Avec des biscuits sablés périmés. Déjà que quand ils sont frais, j'aime pas trop ça les biscuits sablés. Sur la toile cirée de la cuisine, qui fait des plis parce qu'elle est usée.
    Et puis j'aurais pas de week-end. Pas de vacances.
    Je me sentirais obligée de faire des enfants.
    Et puis la messe, avec ma mère, tous les dimanches.
    Tout ce qu'aurait pu être ma vie et à quoi j'ai toujours voulu échapper.
    Enfin sauf Karine Lemarchand, je la connais pas, j'ai rien contre elle.
    Enfin, voilà, tout ça pour dire que le lundi soir, parfois, je frémis.

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  • Cauchemar dans le poste

    Cette année, j'ai découvert l'émission "Cauchemar en cuisine", où Vic Mackey sauve des restaurants condamnés à la faillite.
    Pour le peu que j'ai vu, j'ai eu mal pour les restaurateurs. De bons phobiques sociaux, avec gros manque d'affirmation, incapables de se faire entendre. Soit ils sont propriétaires et acceptent que soit servie de la mauvaise nourriture par le chef. Soit ils sont employés, ont pour patron un propriétaire tyrannique et ne sont pas respectés par les employés subalternes.
    Et notre Philippe Etchebest (le Vic Mackey cité plus haut) de résoudre tout ça à grand coup de gueulantes et de poings tapés sur la table. Comme s'il suffisait à un phobique social de se faire malmener par un ex-rugbyman pendant une semaine pour sortir de son manque d'affirmation.
    (Moi, ça fait 8 ans que je me fais engueuler par un geek, et je n'ai pas encore tout réglé... C'est peut-être parce qu'il n'est pas ex-rugbyman ?)





    Une autre émission fait la part belle à nos amis les inadaptés sociaux (dont je rappelle que je fais partie) : "L'amour est dans le pré". Karine Lemarchand a des méthodes beaucoup plus douces, certes, mais un tantinet moins efficaces, elle ne sauve pas tout le monde, un exemple ici. On ne peut pas tout avoir.


    D'autres sont sauvés, et c'est injuste...
     


    Et là, me vient une idée. Pourquoi ne pas envoyer Philippe Etchebest à la rescousse de Karine Lemarchand. On appellerait ça "CAUCHEMAR DANS LE PRE". Les agriculteurs, et aussi Karine Lemarchand, se feraient engueuler à longueur de journée. On ferait aussi intervenir Cristina Cordula pour relooker tout ce petit monde, ainsi que Valérie Damidot pour rafraîchir les fermes, non sans avoir préalablement fait intervenir l'équipe de "C'est du propre" (certains en ont besoin), et hop ! 10 candidats, 10 mariages !

    Non ?

    Même si on envoie Stéphane Plaza pour vendre la ferme après que l'agriculteur ait fait faillite à cause de la dépression post-tournage (et la rechute post-diffusion) de l'émission ?

    ...

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